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Debrief de Monza avec les deux chefs de voiture ..

Si la première apparition des PEUGEOT 9X8 en Championnat du Monde FIA d’Endurance était très attendue ce 10 juillet 2022 en Italie, pour les équipes en charge des deux prototypes, il y a eu un avant et un après Monza. Debriefing avec les deux chefs voitures, Marc Meneghin pour la #93 et Thomas Desforges pour la #94.

 

Rien ne remplace la course, définitivement ! Marc Meneghin et Thomas Desforges, tous deux chefs voitures, respectivement sur la #93 et la #94, peuvent vous le démontrer. Pensaient-ils avoir fait ‘’le tour’’ des interventions voitures possibles, avoir établi la méthode idéale pour un ravitaillement en carburant et un changement de pneumatiques, avoir organisé le box de façon optimale pour être efficaces le moment opportun, après avoir répété, répété et encore répété durant les différentes séances d’essais privés ? Du tout. Forts tous les deux d’une longue expérience en sports mécaniques, programme 908 même pour l’un, WRC plus récemment pour l’autre, ils savaient que la course, cette première course, allait être aussi excitante que riche d’expériences pour eux comme pour les 4 mécaniciens dédiés au changement de pneumatiques et les deux préposés au ravitaillement durant les arrêts au stand.

AUTO - TEST MAGNY-COURS PEUGEOT 9X8 03/2022

« Après ce premier rendez-vous, où nous étions attendus et pour lequel nous avions nous aussi en interne beaucoup d’attente, je peux reconnaître un certain soulagement dans l’équipe. Nous nous étions présentés très humblement face à la concurrence et Monza a permis de voir que nous sommes dans la course, nous avons le niveau. Certes tout n’est pas parfait et nous ne sommes pas devant des gens bien plus expérimentés mais avec notre équipe de course à bâtir, nous poursuivons dans une phase de progression, d’entraînement avant notre engagement officiel à l’année en 2023 en FIA WEC » affirme Thomas Desforges, déjà prêt à se concentrer sur les axes d’amélioration et sur les surprises livrées par Monza. Si les équipes de Team Peugeot TotalEnergies étaient composées d’éléments ayant tous déjà évolué en compétition auto, elles devaient approfondir leur travail en commun, acquérir des automatismes que seule la pratique permet. « C’est prometteur pour nos prochains rendez-vous de Fuji et Bahrein » confirme Marc Meneghin. « Lors de nos essais privés, nous avions filmé nos entraînements aux pit stop, défini qui allait faire quoi, en prenant comme référence les meilleurs en la matière, c’est à dire nos concurrents en catégorie Hypercar. Nous avions établi des chronos, que nous avons améliorés en course. L’adrénaline de la compétition joue. » rapporte Marc Meneghin qui, avec ses éléments, maitrisent de mieux en mieux le grand puzzle de 10 000 pièces que constitue la 9X8. Quatre semaines sont nécessaires pour assembler ces prototypes hybrides. « La 9X8 est plus complexe que la 908 en raison du système hybride. L’aménagement est plus confiné. » Entre une minute et une minute trente secondes sont allouées au chef mécanicien pour livrer son verdict, lancer une opération spécifique sur la voiture quand un souci a été détecté en piste, en course, identifier les pièces sur lesquelles intervenir et avec quels outils avant que la machine rejoigne le box. « Nous sommes en liaison permanente avec les pilotes et les ingénieurs via la radio et la télémétrie, explique Thomas Desforges. Aussi quand un problème survient, on peut déjà déterminer son origine et mettre en place une solution pour y remédier, le temps de rentrée de la voiture au box. »

Untitled design

Outre la performance de la Peugeot 9X8 en piste, les garages et la voie des stands de Monza ont particulièrement attiré l’attention des deux équipes voitures. Dans le premier, il est nécessaire que toute circulation soit fluide en cas de  nécessité de « mécaniquer » sur la voiture de course. « Le box, son aménagement a été décidé pendant les essais privés, précise Desforges. Tout doit être fonctionnel. » Ou faciliter au maximum le travail des mécaniciens, comme ce charriot à pneus muni d’une sonnette de vélos afin de se frayer un chemin plus rapidement au milieu du stand.

« Le trafic dans la voie des stands n’est pas simulable en essais privés. A Monza, nous étions entre une LMGT et une LMP2. Quand, par exemple, sous régime de full course yellow, tout le monde se précipite dans la voie des stands, il faut savoir comment positionner notre machine dans la voie des stands, comment la faire arriver et ou sortir. Surtout si nos deux machines arrivent en même temps.  Et ça, en essais privés, impossible de simuler cette cohue.  Voilà pourquoi la compétition est essentielle pour apprendre » ponctue Desforges. Installé dans la voie des stands, au moment du ravitaillement, il a la lourde charge de distinguer dans la meute, son auto, pour lui montrer les infos de la lollipop. « Nous sommes chanceux : notre voiture, de par son style, se démarque, mais nous avons aussi une astuce : les griffes de phares avant sont différents entre la #93 et la #94. Sur la première ils sont couleur Kryptonite, sur la deuxième, ils sont blancs. Lors des courses de nuit, ce sera bien utile. »

 

Marc Meneghin (3)
Thomas Desforges (2)
Thomas Desforges (2)
Marc Meneghin (3)
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